Macron, pass sanitaire, scission au sein de la société pour la réformes des retraites, du chômage ?
- labarricadejournal
- 16 juil. 2021
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Préambule :
Nous ne prônons ni la vaccination ni la non-vaccination, au sein de notre rédaction le débat a également lieu, relevant donc différents points de vue. Cependant l'urgence est à notre sens le côté autoritaire du pass sanitaire et les réformes libéral qui vont passer tandis que la population débattra de l'utilité d'un vaccin.

Après les annonces d'Emmanuel Macron, nous nous sommes tous rendu compte que sans vaccination nous n'irons plus là où nous le souhaitons. Effectivement, l'interdiction d'aller dans des lieux publics (bars, restaurants, centres commerciaux, lieu de culture) sans vaccin force à la vaccination, le soi-disant choix et la confiance que nous aurait octroyés Emmanuel Macron n'est ni plus ni moins qu'une illusion. Si nous voulons continuer à vivre comme nous le faisons après le 1er août, nous devons être vacciné.e.s, c'est un fait, c'est une volonté du gouvernement.
De plus, cette manière de vouloir endiguer la pandémie de Covid-19 est purement autoritaire. Obliger l'ensemble d'une population à se vacciner attaque la liberté individuelle. Chacun.e est libre de se faire vacciner ou non. C'est une des valeurs fondamentales de ce pays qui est le notre, la liberté. En contraignant les citoyen.ne.s à se vacciner, le gouvernement impose sa volonté au peuple.
Cette volonté va provoquer une scission au sein de la population entre les personnes vaccinées et les personnes non vaccinées. Certain.e.s pourront profiter de soirées en terrasse tandis que d'autres devront rester chez elles.eux. De plus, il faut se poser la question de l'éthique concernant le fait de montrer à des serveurs.ses, des vigiles de supermarché etc son pass sanitaire, c’est-à-dire des données médicales qui sont donc censées rester privées, des données relevant de la vie privée.
Posons nous aussi les bonnes questions, nous allons vivre avec le Covid-19 comme nous vivons déjà avec les grippes saisonnières, le problème c'est qu'il n'existe aucun traitement et que très peu de budget y est attribué. À titre de comparaison avec la grippe saisonnière, le vaccin du Covid-19 réduit les formes graves de ce dernier et peut donc permettre de désengorger les lits d'hôpitaux. Comme le vaccin contre la grippe en somme si on vulgarise. Cependant nous avons un traitement contre la grippe qui permet de moins souffrir lorsque nous la contractons, contrairement au Covid-19 où là aucun traitement n’est disponible.
Le débat sur l’utilité du vaccin pourrait se poursuivre étant donné l’étendue du sujet et les multitude de points de vue l’animant.
Notons également le non remboursement des tests PCR ( 54€ ) à partir de l'automne qui fragilisera encore une fois de plus les populations précaires face au virus.
Concernant la santé, nous pouvons aussi retenir la déclaration du ministre de la santé, Olivier Véran, faisant suite à celle du gouvernement. Dans cette déclaration, il explique que les personnels soignants qui n’auront pas respecté l'obligation vaccinale avant le 15 septembre ne pourront plus travailler et ne seront plus payés.
Au sein de nos sociétés marchandes cette mesure est impensable. Le travail est malheureusement obligatoire pour survivre, pour payer son loyer, ses courses, son essence, ses factures. Ne plus payer ces employé.e.s car ils n'ont pas fait un vaccin est inacceptable. C’est un chantage par le salaire.
Cette dernière allocution du président a été l’occasion de rappeler sa volonté de faire entrer en vigueur la réforme de l'assurance chômage dès le premier octobre. Cette même réforme qui devait initialement entrer en vigueur ce premier juillet, et qui a finalement été reportée, vise à réduire les allocations chômages tout en forçant les travailleurs et travailleuses à travailler 2 mois de plus pour en bénéficier.
Le gouvernement ne s’arrête pas à la simple réforme de l'assurance chômage qui va bouleverser la vie déjà miséreuse des intermittent.e.s et des précaires qui tentent de survivre à travers la crise sanitaire. Macron s'attaque de nouveau, comme en 2019 aux retraites avec sa réforme qu'il veut faire passer une fois que la crise sanitaire sera sous contrôle. Déjà les syndicats et les travailleur.euse.s se sentent une fois de plus menacé.e.s par cette atteinte aux droits sociaux.
Inutile de nous leurrer, la situation est grave.
Elle l'est d'autant plus que le débat médiatique n'est pas orienté vers ces réformes libéral creusant encore plus dans nos conquis sociaux, mais sur le pass sanitaire. Le jeu du gouvernement est donc celui de la scission au sein de la société, nous monter les uns contre les autres au sein même de nos milieux militants, diviser pour mieux régner. L'écran de fumée qui arrive avec ce passe sanitaire cache une réalité bien triste, dès que la pandémie sera contrôlée, la réforme des retraites et de l'assurance chômage reviendront aux grands pas. Nous devons cesser de nous diviser et être prêt à lutter dès qu'elles arriveront voir commencer à lutter dès aujourd'hui.
Notre gouvernement, qui a pris un grand tournant vers l'autoritarisme, se renforce encore en supprimant des libertés et des acquis sociaux pour lesquels nous avons luttés. L'heure n'est pas à la division en jouant le jeu du gouvernement mais à l'union de nos forces afin de lutter contre nos réels ennemis : l'État et le capitalisme.




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