Beyrouth, le peuple se soulève !
- labarricadejournal
- 19 nov. 2020
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 nov. 2020

Mardi 4 août, deux déflagrations dévastent la ville de Beyrouth, c'est l’explosion de 2750 tonnes de nitrates d’ammonium qui va ravager la capitale libanaise. On parle de plus de 150 mort.e.s et 6 000 blessé.e.s, ainsi que des dizaines de personnes toujours portées disparues.
Sur place, la population reproche la catastrophe au gouvernement ainsi que la gestion de celle-ci. En effet la reconstruction de la ville, la recherche des personnes manquantes et l’aide aux sinistré.e.s vient de la population. La jeunesse particulièrement se mobilise pour aider, tandis que le gouvernement n’agit pas.
D’importantes manifestations à tendance révolutionnaire ont eu lieu. Le 8 août l'appel anti-gouvernemental est suivi par des milliers de personnes. La revendication première ? La destitution de tou.te.s les membres du gouvernement. Lors de cette journée, on a pu assister à la prise de deux ministères. Le lendemain, les manifestant.e.s ont réussi à atteindre le parlement pourtant lourdement protégé. Le gouvernement réprime cette révolte à coup de lacrymo, rubber bullet et mêmes à balles réelles. De plus, l’armée empêche les manifestant.e.s blessé.e.s d’avoir accès aux hôpitaux… Le gouvernement est d’une violence extrême.
Que fait la France ? La France à apporter son soutien au gouvernement du Liban, les armes utilisées par les forces de l’ordre, les milices et l’armée sont en effet bien souvent françaises. Emmanuel Macron a osé donner des conseils aux Libanais.e.s sur la gestion de la crise son soutien est hypocrite lors de sa visite au Liban, de nombreuses personnes ont demandé une nouvelle fois la libération de Georges Abdallah militant emprisonné en France depuis plus de 35 ans. La visite de Macron au Liban rentre clairement dans le cadre de l'impérialisme Français qui bien que le Liban n'est plus une colonie française depuis le 22 novembre 1943, est toujours bien présent.
Que va-t-il se passer ? Ce n’est pas la première fois cette année qu’un mouvement révolutionnaire se lance au Liban. Mais c’est probablement la fois ou il est le plus suivi. Les révolutionnaires souhaitent changer de gouvernement, iels souhaitent aussi une vraie démocratie. Des banderoles proclamant : « Beyrouth capitale de la Révolution » on été affiché dans plusieurs endroit. On ne peut savoir ce qu’il va se passer, mais on assiste peut-être là à une vrai Révolution.
Solidarité internationale et révolutionnaire avec nos camarades libanais.e.s !




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