La Bolivie se dresse pour sa liberté !
- labarricadejournal
- 19 nov. 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 nov. 2020

L’heure est venue de se lever en Bolivie, dans un contexte sanitaire terrible pour le peuple se joue une crise politique de grande ampleur et les bolivien.nnes en ont pleinement conscience.
C’est en octobre 2019 que le scrutin des élections boliviennes est dévoilé, le président Evo Morales arrive en tête avec 47,06% des voix face à son adversaire Carlos Mesa ( 36,52%), dépassant les 10% de différence un second tour n’est pas nécessaire selon la loi bolivienne. Le peuple a parlé !
Mais aussitôt les résultats communiqués l’opposition de droite, conservatrice et à tendance raciste envers les populations indigènes cria au scandale, à la fraude. Avec comme crédit des audits exécutés par l’organisation des états américains (OEA), qui seront par la suite démentis par le TSE ( Tribunal suprême électoral), les membres réactionnaires enclenchèrent un coup d’état.
Leurs bras menaçants que sont la police et l’armée contraignirent Evo Morales à fuir le 11 novembre 2019 laissant le gouvernement au main d’usurpateurs.
« Gouvernement par intérim » composé de l’opposition non élu par le peuple ! Sensé durer 90 jours, il demeure ! Les bolivien.nnes grondent contre cette illégitimité, un injuste vol de leur pouvoir.
Les traits de ce gouvernement ravisseur prennent la forme d’une sénatrice d’extrême droite, Jeanine Añez, opportuniste bourgeoise et usurpatrice. Elle abattit une répression violente sur les manifestants qui ont surgi au début de ce putsch.
Mais peut-on faire taire un peuple victime d’injustice ?
Des mois plus tard leur colère n’est pas entamée, au contraire face à la répression et à la gestion catastrophique du COVID-19 avec 3640 décès et plus de 90 000 contaminés pour 11 millions d’habitants le peuple est conforté dans sa posture. Une posture juste, de lutte progressiste face à l’oppression bourgeoise.
Depuis le mercredi 5 août ce sont des dizaines de barrages qui se dressent paralysant le pays. Luttant pour la démocratie en s’organisant par des blocages, brandissant le drapeau indigène face au racisme des autorités.
Les bolivien.nnes réclament des élections et les putschistes déclarent qu’elles seront repoussées à octobre sous couvert du COVID-19. Seulement cela leurs permettraient d’affaiblir leur adversaire, contrôlant la loi ils tentent de briser le MAS, parti de l’ancien président, attaquant Evo Morales pour Terrorisme et Génocide le 10 août, le rendant ainsi fugitif et inéligible. Seulement le MAS est encore majoritaire au parlement et le peuple est dans la rue !
Cette situation pousse les bolivien.nnes à se dresser pour leur liberté et face à cela les grandes puissantes impérialistes les soutiennent-t-elles ? NON. Les Etats-Unis apportent un soutien claire aux usurpateurs tandis que l’Union Européenne se montre conciliante. Mais face aux états rapaces, camarades bolivien.nnes tout les peuples du monde vous soutiennent dans votre marche pour la justice. Les ferments de la révolution frémissent dans les Andes et aucun gouvernement factice ne saurait les abattre !
Par ailleurs si des élections sont réclamées, sont-elles la solution ? Une démocratie représentative vole le pouvoir du peuple, elle dépossède l’individu de sa voix qu’il délègue à d’autre. Comment alors rendre une justice populaire ? Aujourd’hui le peuple est dehors, il s’inscrit dans une lutte solidaire et développe une cohésion externe au système qui l’enchaîne. Si le gouvernement ne cède pas aux bolivien.nnes alors cette lutte pourrait se transformer en une organisation des masses, l’État ne convient pas ? Nous n’en avons pas besoin ! Brisons nos chaînes et constituons notre démocratie directe, notre autogestion, sans l’autorité décrépite institutionnelle !




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