La colère des justes
- labarricadejournal
- 24 févr. 2021
- 2 min de lecture

Ce samedi 23 janvier, la Russie a connu de nombreuses manifestations. De part en part de ce pays des rassemblements massifs ont eu lieu dans le but de dénoncer l’injustice.
Alexei Navalny, opposant à Vladimir Poutine a en effet été mis en détention de manière injustifiée dès sont retour en Russie. Rappelons d’abord les faits, ce militant anti corruption résidait à Berlin des suites d’un empoisonnement supposé. Il représente une épine pour le Kremlin dont il dénonce les agissements. Il révéla de nombreuses affaires de corruption, de détournement d’argent, à l’image de son dernier documentaire sur une résidence bordant la mer noire dont aurait profité le président russe. Ce véritable palais aurait coûté plus d’un milliard de roubles, un vrai pillage des fonds publiques. C’est cet activisme qui lui attira les foudres du régime. Malgré son incarcération depuis le 17 janvier ses soutiens se sont montrés des plus motivés ce samedi avec plusieurs milliers de personnes ayant répondu à l’appel de manifestations pour sa libération. C’est l’importance de la répression qui doit nous choquer, ce sont plus de 2000 personnes qui auraient été mis en état d’arrestation dont une grande partie « préventivement », la police russe se montre ainsi pleinement au service des dirigeants. Montrant son rôle de bras armé du pouvoir en place. Ce qui justifie cette intransigeance du Kremlin c’est l’importance le mécontentement grandissant du peuple russe face à un pouvoir autoritaire ne servant que ses intérêts. Alexei ne représente en effet pas les masses russes, son influence populiste est indéniable dans l’étincelle mais les causes profondes de la colère populaire soutiennent une liberté à dissocier de ce personnage, ce peuple rejette l’autoritarisme et le programme de Navalny n’est qu’une autre autorité. Les arrestations en masse,

celle de Navalny en tête sont illégales, les procédures pénales ne sont plus respectées et cela montre que le pouvoir russe est poussé dans ses retranchements. Pour ce maintenir le cadre légal ne suffit plus. Alexei s’est exprimé « N’ayez pas peur, descendez dans la rue. Pas pour moi, mais pour vous-mêmes et pour votre avenir ». La contestation semble être une réelle menace et à l’heure où la remise en cause du pouvoir est de plus en plus muselée, les opinions divergentes censurées, les réseaux sociaux échappant encore au contrôle étatique servent de plate-forme de diffusion et d’organisations contestataires. Les médias « mainstream » sont en effet soumis au contrôle de l’état et ne permettent pas la liberté de l’information. Ce qui se joue en Russie semble être la bataille pour la liberté, une bataille menée par un peuple opprimé. L’absence de vrai démocratie ne peut créer le consentement et ceci étant le pouvoir autoritaire ne peut se maintenir que par la violence. Et quel est donc l’outil de cette violence ? C’est l’état, seul juge et bourreau il maintient les dominants au pouvoir. Sans pousser le parallèle trop loin, les caractéristiques de l’oppression liées à l’état peuvent être retrouvés en France, les états quelque soit leurs étiquettes sont voué à opprimer. Dans ce combat pour la liberté nous ne pouvons que soutenir nos camarades russes car la liberté est le droit le plus fondamental !
Crédit photo inconnue




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