La Commune des Tanneurs
- labarricadejournal
- 12 nov. 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 nov. 2020

À Tours en Indre et Loire la fac des Tanneurs déjà mobilisée depuis plus d’un mois a été bloquée et une occupation lancée le 13 janvier. Les principales raisons : soutient des profs et autres professions dans la grève contre la réformes des retraites et demande de véritables
solutions contre la précarité étudiante. Mais étudiants, professeurs, gilets jaunes, syndiqués et
autres grévistes voulaient et espéraient aussi en faire un QG de lutte, de politisation ainsi qu'un lieu de vie indépendant et autogéré.
Pendant une semaine, la "commune autogérée des tanneurs" comme l'on appelé les étudiants a l'aide d'une grande banderole dans le hall, à accueillie de nombreuses AG, des réunions non

mixtes, la nourriture provenant de fins de marchés et du soutient de la confédération paysanne ainsi que de cheminot.es ont nourris grévistes, occupants, curieux de passages et les quelques sans domiciles fixes des alentours.
Cependant tout n'était pas simple pour les occupants, le 15 au matin deux groupes d'extrême droite:la cocarde étudiante ainsi que L'union des Étudiants Tourangeaux armés de barres de fers et de projectiles ont forcé l'entrée principale et pénétré la fac. Des coups ont été échangés avec les quelques bloqueurs alors réveillés mais ces derniers sont allaient chercher leurs camarades. La quinzaine de militants d'extrême droite était à leur retour parti, laissant derrière elle vaisselle cassée, nourriture, poubelles et affaires personnelles éparpillés dans le hall et même des plantes renversées, heureusement il n'y a eu aucun blessés.
A la revendication de cette attaque de la part de ces deux groupe sur les réseaux la page des bloqueurs « Etudiant.e.s en lutte - Tours » à répondu par un communiqué ou ces dernier.e.s affirment vouloir continuer l’occupation et que « La lutte contre l'autoritarisme du gouvernement de Macron passe aussi par l'antifascisme. »
En plus de cette attaque le dialogue avec l’administration et plus précisément le président des tanneurs fut difficile, prenant les arguments de la sécurité et de l’état des locaux il demanda rapidement l’arrêt de l’occupation.Les étudiants eux,soutenus par une partie du personnel enseignant s’engagèrent, pourvut que le déroulement de l’occupation ne soit pas interrompus à rendre les locaux propres et en bon état.

Il y eu peu de terrain d’entente entre le président et ses étudiants qui furent attaqués sur les nombreux tags présents dans la fac ainsi que des « dégradations » ou encore le refus de la proposition faite par le président d’un vote informatique. Cette proposition amenée selon les étudiant.e.s dans « une discussion qui n'a eu pour but, comme la présidence l'explique dans son mail, que de tenter de mettre fin au blocage. » a été refusé car anti-démocratique.Cet argument fut justifié(après avoir invité chaque étudiant.e.s à s’exprimer en AG) dans un nouveau communiqué : « Il existe, en effet, deux modèles de démocratie. Le modèle libéral, qui s'applique dans nos pays, considère uniquement la société comme une agrégation : elle réduit la politique à un vote, comme acte d'achat, de consommation, d'une proposition ou d'un candidat. Ces choix s'effectuent alors sur la base du seul point de vue de l'individu, relativement à ses intérêts propres, sans tenir compte de ceux des autres participant.e.s à la vie publique. L'autre modèle, celui que nous défendons, a pour but de faire exister un collectif par la discussion : il crée un espace de dialogue, un vrai débat public, pour que chacun.e puisse exprimer son point de vue et comprendre celui des autres. Ce modèle a pour vocation, autant que possible, de reformuler les propositions jusqu'à l'émergence d'un consensus. » Avant d’affirmer : « les difficultés à négocier de manière constructive avec une université qui, depuis le début du mouvement, applique une stratégie de harcèlement ». Preuve fut faite de l’absence de dialogue et de l’autoritarisme de l’administration lorsque le 22 janvier vers 6h30, un dispositif d’environ 150 CRS ( approximativement 17 fourgons ) armés de fusil, ainsi que des agents de sécurité de l’entreprise Sud-Ouest sécurité vint déloger la vingtaine d’occupant.e.s qui y dormaient ce jour-là. La préfecture, indiquera que c’est le président de la faculté Philippe Vendrix qui en a fait la demande. Pour justifier l’évacuation, la préfète invoquera «une rixe [...] entre les occupants et un groupe hostile au blocage ». bel euphémisme pour décrire l’intervention de la cocarde étudiante et de L’UDET.
Si les étudiants on put quitter la fac, l’occupation est désormais finie et la faculté fut fermée et surveillée plusieurs jours par les gardes de sécurité déjà présent lors du déblocage.
La mobilisation des étudiant.e.s continue néanmoins avec plus de rage et de détermination que jamais.
Crédit Photo : NR, Julien Pruvost














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