Les lois liberticides exportées en Angleterre
- labarricadejournal
- 22 avr. 2021
- 2 min de lecture
Depuis la mi-mars en Angleterre ainsi qu’au Pays de Galles, des manifestations éclatent face à un projet de loi visant à restreindre la liberté de manifester, tout en augmentant les droits de la police. C’est à croire que le gouvernement anglais prend exemple sur la France en ce qui concerne les lois liberticides.
Un texte de loi adopté en deuxième lecture au parlement le mois dernier donne le pouvoir à la police d’interdire ou d’arrêter une manifestation pacifique si celle-ci est jugée trop perturbatrice ou susceptible de provoquer des troubles. Elle vise également à empêcher toute occupation de lieu. Cette loi nommée “Police, Crime, Sentencing and Courts Bill” ( Projet de loi sur la police et la criminalité ) a été réfléchie à la suite d’actions de blocages et d’occupations faites par Extinction Rebellion en 2019. Depuis cela, le gouvernement Britannique cherche à étendre les pouvoirs de la police tout en restreignant ceux des citoyen.es.
La course à l’autoritarisme est de mise dans les pays d’Europe, mais face à ce texte, des manifestations ont éclaté en Angleterre ainsi qu’au Pays de Galles. Des manifestations se transformant parfois en émeutes, comme ce fut le cas à Bristol où deux policiers ont été blessés, ainsi que le commissariat de Bridewell attaqué par les manifestant.es. Face à ça, les politicien.nes anglais s’insurgent, à l’image de Priti Patel, dénonçant sur twitter des «scènes inacceptables à Bristol ». Enchaînant par : « La violence et le désordre (commis) par une minorité ne seront jamais tolérés. Nos policiers se mettent en danger pour nous protéger tous ». Darmanin et Patel, même politique, même rhétorique, une minorité met en danger le pays. Alors que non, la réalité est autre, la violence exprimée par les manifestant.es à Bristol n’est que légitime au vu des politiques liberticides mises en place.
Il est à noter que ces manifestations se déroulent dans un contexte particulièrement tendu en Angleterre, où début mars à Londres, le corps d’une femme, Sarah Everard, a était retrouvé sans vie dans un bois près du domicile d’un policier. Le principal suspect de l’affaire étant ce policier. Lors d’une commémoration en l’honneur de Sarah Everard, la répression des policier.es est venue s’abattre sur les personnes venues se recueillir sous prétexte que ce rassemblement était illégal.
C’est dans ce cocktail explosif de répression que se déroulent les manifestations anglaises et galloises. Le peuple britannique lui, a compris l’urgence de la situation et y répond comme il peut, et si cette réponse se fait par la violence alors, soit, que ce soit par la violence.

Crédit photo : Andrews Matthews / AP




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